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Le disque de l'ombre

  • Le système de la Sicile

    A chaque élection, j'ai toujours voté pour le même parti (je ne dirai pas lequel, parce que c'est quelque chose de personnel, à mon sens). Et pourtant, pour ces élections-ci, je ne peux décidément me résoudre à voter pour lui. Ce qui me met, je dois dire, dans une position assez inconfortable : pour la première fois, il m'est impossible de dire qui j'aimerais voir comme président ! Même en choix par défaut, aucun nom ne me vient à l'esprit ! Et je suis, semble-t-il, loin d'être le seul dans ce cas. Vendredi dernier, j'ai effectué un incentive à Palerme où j'ai évoqué cette question avec pas mal de personnes. Et j'ai pu observer que pas mal de gens étaient aussi dans l'embarras : ils voyaient bien le poids des élections à venir, mais ne savaient pour qui voter. De leur point de vue, aucun challenger n'avait ce qu'il fallait pour répondre aux questions de fond ; et chacun d'entre eux a ses casseroles qui le disqualifient. Fillon, le père la morale corrompu ; Macron, le protégé des banques, à des années-lumière du peuple ; Hamon qui, en dépit de la sympathie qu'il inspire, ne fait preuve d'aucun réalisme économique ; Marine, qui veut suivre l'exemple britannique... Pour moi, chacun d'eux causera de sérieux problèmes, pour peu qu'il soit élu. Du coup, je crois que je vais m'intéresser aux candidats hors parti que les médias ne prennent même pas la peine de couvrir. Peu d'entre eux récolteront bien sûr les signatures qu'il faut avant le 17 mars, mais ils pourraient faire bouger les choses par la suite. Tout d'abord, lorsque les débats commenceront vraiment, l'égalité de temps de parole sera appliquée par le CSA : ces candidats pourront donc faire entendre leur différence ; d'autre part, si pas mal d'électeurs ne veulent plus des mêmes personnes qui s'échangent sans cesse leurs postes, ces candidats improbables pourraient s'imposer face aux vieux de la vieille. Après tout, qui aurait cru qu'un milliardaire accèderait à la Maison Blanche, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, cet incentive m'a fait passé un excellent moment. Je vous mets en lien le site de l'agence qui nous l'a proposé, pour vous faire une idée. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste reconnu de cette expérience incentive en Sicile.

  • Médecine du travail en lien avec la santé environnement

    Le milieu de travail est un endroit ou la «prévention globale» doit s’exercer de façon privilégiée pour deux raisons : nos concitoyens y passent une grande partie de leur temps ; ils y sont exposés à des risques particuliers (produits toxiques, accidents du travail, risques musculo squelettiques, stress…) L’organisation de la médecine du travail doit être repensée pour plusieurs raisons : la situation démographique catastrophique des médecins du travail (diminution de moitié des effectifs dans les 10 ans à venir) ; la complexité croissante des expositions en milieu de travail ; le caractère insuffisant et contesté, bien que les partenaires sociaux y soient très attachés, des seules visites médicales individuelles et de l’aptitude. Une première réforme des services de santé au travail a permis d’inscrire la nécessité pour le médecin de passer au minimum un tiers de son temps en entreprise, pour des activités de prévention. Cette réforme doit être poursuivie avec notamment, le développement des actions de «prévention globale» en entreprise et la délégation de compétence ou de tâches. Surtout, les services de santé au travail manquent actuellement d’un pilotage sanitaire national, régional ou par secteurs et d’articulation, sur le terrain, avec les ingénieurs de prévention des risques professionnels comme avec les médecins traitants. Ce pilotage doit porter sur la définition de priorités de santé publique et d’objectifs d’amélioration de l’état de santé des travailleurs. La question du financement et de la gestion des services de santé au travail (SST) se pose. Cette gestion devrait être transférée des entreprises aux caisses régionales d’assurance maladie (CRAM) qui oeuvrent déjà beaucoup en matière de prévention en milieu de travail.

  • L’évolution de l’environnement économique en 2017

    L’année est marquée par une nette amélioration de la situation financière des entreprises, dont le redressement des marges qui s’est confirmé après le point bas atteint en 2012 et 2013. Pour l’essentiel cette amélioration résulte de la poursuite de la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS) et de la montée en puissance du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Elle a été confortée par la baisse conjoncturelle des cours du pétrole. L’investissement, qui a résisté à la fin du dispositif de suramortissement en avril, a continué ainsi de croître et devrait atteindre + 4,3 % après + 3,4 % en 2016. Sans être encore vigoureux, il apparaît bien orienté du fait de perspectives d’activité à présent plus optimistes. Par ailleurs, l’offre de financement bancaire, soutenue par des taux d’intérêt très bas, demeure favorable. A fin décembre les encours de crédit aux entreprises affichent un taux de croissance annuel de + 5,9 %. Les crédits à l’équipement progressent de 8,3 %, le rythme le plus dynamique depuis près de neuf ans, tandis que les crédits de trésorerie progressent plus vite que l’activité (+ 4,5). Dans leur ensemble les crédits mobilisés en faveur des PME connaissent une hausse proche de celle des concours alloués aux ETI et aux grandes entreprises (+ 3,9 %). Quant à l’accès au financement, les taux d’obtention d’un crédit se maintiennent à des niveaux élevés. Selon la Banque de France, la proportion des demandes de prêt des PME satisfaites (en totalité ou à plus de 75 %), s’établit à 96 % pour les crédits d’investissement et à 84 % pour les crédits de trésorerie. Pour les TPE les taux d’accès au crédit restent inférieurs, plafonnant à 85 % pour l’investissement et 65 % pour la trésorerie. Enfin, l’amorce de reprise économique se traduit par une nouvelle forte baisse des dépôts de bilan (- 4,6 % sur un an). Avec 53991 défaillances cumulées à fin décembre, l’année 2017 est la meilleure enregistrée depuis 2008. Le nombre d’emplois menacés est aussi le plus faible de la décennie. La sinistralité recule sensiblement pour l’ensemble des PME et en particulier sur le segment des entreprises de plus de 50 salariés. Cependant des disparités subsistent car, si l’industrie et la construction souffrent nettement moins sur un plan général, certaines branches du commerce (alimentaire), des transports (taxis) et des services aux entreprises (information et communication), ainsi que l’hôtellerie, restent en revanche dans le rouge ou peinent à se relever.