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L’évolution de l’environnement économique en 2017

L’année est marquée par une nette amélioration de la situation financière des entreprises, dont le redressement des marges qui s’est confirmé après le point bas atteint en 2012 et 2013. Pour l’essentiel cette amélioration résulte de la poursuite de la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS) et de la montée en puissance du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Elle a été confortée par la baisse conjoncturelle des cours du pétrole. L’investissement, qui a résisté à la fin du dispositif de suramortissement en avril, a continué ainsi de croître et devrait atteindre + 4,3 % après + 3,4 % en 2016. Sans être encore vigoureux, il apparaît bien orienté du fait de perspectives d’activité à présent plus optimistes. Par ailleurs, l’offre de financement bancaire, soutenue par des taux d’intérêt très bas, demeure favorable. A fin décembre les encours de crédit aux entreprises affichent un taux de croissance annuel de + 5,9 %. Les crédits à l’équipement progressent de 8,3 %, le rythme le plus dynamique depuis près de neuf ans, tandis que les crédits de trésorerie progressent plus vite que l’activité (+ 4,5). Dans leur ensemble les crédits mobilisés en faveur des PME connaissent une hausse proche de celle des concours alloués aux ETI et aux grandes entreprises (+ 3,9 %). Quant à l’accès au financement, les taux d’obtention d’un crédit se maintiennent à des niveaux élevés. Selon la Banque de France, la proportion des demandes de prêt des PME satisfaites (en totalité ou à plus de 75 %), s’établit à 96 % pour les crédits d’investissement et à 84 % pour les crédits de trésorerie. Pour les TPE les taux d’accès au crédit restent inférieurs, plafonnant à 85 % pour l’investissement et 65 % pour la trésorerie. Enfin, l’amorce de reprise économique se traduit par une nouvelle forte baisse des dépôts de bilan (- 4,6 % sur un an). Avec 53991 défaillances cumulées à fin décembre, l’année 2017 est la meilleure enregistrée depuis 2008. Le nombre d’emplois menacés est aussi le plus faible de la décennie. La sinistralité recule sensiblement pour l’ensemble des PME et en particulier sur le segment des entreprises de plus de 50 salariés. Cependant des disparités subsistent car, si l’industrie et la construction souffrent nettement moins sur un plan général, certaines branches du commerce (alimentaire), des transports (taxis) et des services aux entreprises (information et communication), ainsi que l’hôtellerie, restent en revanche dans le rouge ou peinent à se relever.

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